Trouver sa place dans l’arbre familial

Trouver sa place dans l’arbre familial

Quand l’arbre familial s’agrandit

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Après neuf mois d’attente, bébé est né ! Le bonne nouvelle s’est propagée dans toute la famille. Depuis, c’est un défilé dans la chambre un peu trop chauffée de la maternité. Allongé  dans son lit, le nouveau-né voit passer une multitude de visages au dessus de lui. Tout le monde lui sourit. Mais de toutes ces personnes si souriantes émanent de petites remarques sur le bébé.

Le jeu des ressemblances

Oh ! il a le sourire de son grand-père. Mais, il a le même nez qui sa mère bébé. Oh ! on voit bien qu’il est de la famille …….. On peut continuer encore longtemps, car autant de personnes, autant de projections sur l’enfant. C’est normal. C’est humain. Peut être que cela rassure, ainsi on reconnaît que ce nouvel enfant, s’inscrit bien dans la lignée familiale.

Derrière, ce jeu des ressemblances familiales, se cache aussi le fait que bébé ne naît pas seul. Il vient au monde accompagné de tous ses ancêtres, ou du moins d’une partie de l’histoire de ses aïeux. Au jour de sa naissance, il entre dans la lignée de sa mère et de son père. Voilà, un bourgeon vient d’éclore dans l’arbre que ses parents ont créé lors de leur union.

Une place dans l’arbre

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Chaque enfant, a besoin de se sentir aimé, protégé, accepté au sein de sa famille. Par bonheur, c’est souvent le cas ! Mais il arrive parfois que l’enfant ne se sente pas accepté pour ce qu’il est.

Devenir parent, c’est à la fois merveilleux, inquiétant, exaltant, frustrant, motivant …… On peut encore en ajouter ! Donc, il n’est pas question de jeter la pierre aux parents, car je suis mère de deux enfants. Chaque parent fait de son mieux, en fonction de son histoire personnel.

Le clan familial

J’ai grandi dans une famille où la notion d’appartenance était très forte. En fait, c’était une famille que l’on nomme aujourd’hui recomposée. Cette recomposition familiale avait engendré des clans ayant leur propre identité. Pour faire partie de leur tribu, il fallait porter leur patronyme et avoir certains traits de caractères.  Je n’ai jamais vraiment su s’ils se rendaient compte de leur mode fonctionnement. Je ne leurs ai jamais posé la question de tout façon.

Se sentir différent

J’étais la petite dernière de la famille celle qui est arrivée par accident, alors qu’on en l’attendait pas ! Ma mère bien que surprise de me voir arrivée, fut heureuse d’avoir enfin une fille. Pour mon père, je fus son premier enfant et son dernier enfant. Jusqu’à un certain âge, il a été proche de moi.

Mais, en grandissant, les relations avec les autres membres de la famille devinrent plus complexes. Car voyez vous, j’avais de moins en moins de points en commun avec mes demi-frères, cousin, neveux et nièces. Cela peut paraître normal, car au final nous sommes tous différents.

Seulement, je cumulais les différences par rapport à leur mode fonctionnement. Au final, je ne rentrais pas dans leur moule.

Jeu de rôles

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Se sentir constamment en décalage avec les autres membres de la famille, devient au fil temps inconfortable. Car, on se retrouve tirailler entre ses besoins, son mode de fonctionnement et les injonctions extérieures. Lorsque ses choix de vie sont régulièrement mis en question par les autres membres de la famille, il vient un moment où, vous jetez l’éponge. C’est arrivée au moment de l’adolescence. Pour ne plus entendre des reproches et des remarques, j’ai fini par jouer le rôle qu’ils voulaient que je joue.

Je suis une personne introvertie qui a besoin de moment de calme pour se ressourcer et reprendre des forces. Maintenant je le sais. Mais être une enfant introvertie dans une famille d’extraverties, il arrive un moment où cela coince ! J’ai passé mon adolescence à être submergée de « bons »conseils pour mon « bien ».

Donc, il fallait que je sorte comme eux le faisaient à mon âge. Il fallait que je fasse ceci ! Il fallait que je fasse cela  !

J’avais trop le nez dans mes livres ! Il fallait que je fasse du sport comme eux.  Alors, j’ai essayé car ils avaient sans doute raison, mon mode de fonctionnement n’était peut être pas le bon.

Tracer sa route

Oui, j’ai essayé de suivre certains de leurs « bons » conseils puisqu’ils insistaient tellement. Mais quand on va à l’encontre de sa nature profonde, cela ne peut pas fonctionner. Car, déjà je le faisais sans joie, sans plaisir, seulement pour faire plaisir. Je le faisais parfois aussi pour avoir la paix !

Donc, les résultats n’étaient pas au rendez-vous ! Je ne m’étais pas transformée en une personne extravertie, bavarde, hyper sportive. Je fus par conséquent qualifiée d’intello de la famille. Bon, cela aurait pu être pire, mais ce n’était pas un compliment pour autant.

Je pense qu’ils avaient fini par s’habituer au fait que je n’étais pas comme eux. Puis, le temps avait passé. Je n’avais plus envie de laisser les autres me dicter ma vie, me dire ce que je dois faire ou pas. Bien sûr, j’ai eu droit pendant quelques années à de petites remarques sur mon côté un peu trop intello. Mais je les laissais dire.

et trouver sa place

Aujourd’hui, je me dis que c’est ce côté intello ayant « toujours » le nez dans les livres qui m’a guidé vers la généalogie. Car oui, j’aime lire.  J’aime apprendre. J’ai un côté autodidacte qui me pousse à être régulièrement en mode apprentissage. Je cherche constamment à approfondir mes connaissances tout en gardant l’esprit ouvert sur le nouveau.

Je ne porte pas de jugement sur leur comportement envers moi enfant. Car, la différence nous amène en territoire inconnu, cet inconnu peut être effrayant. Je ne veux pas dire que je leur faisais peur, mais plutôt qu’ils n’arrivaient pas à comprendre, car je devais sortir de leur référentiel vie.

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