Les trois casquettes du généalogiste

Les trois casquettes du généalogiste

La généalogie une activité des plus complète, car on y aborde les aspects historiques, sociologiques et socio économiques d’une cellule familiale. De prime abord, une étude généalogique peut paraître complexe, car les documents nécessaires à toutes recherches sont conservés dans différents lieux. Ils existent aussi plusieurs niveaux d’archivage : Nationale, Départementale, Communale, Municipale.

Le généalogiste est curieux de nature. Il a tendance à avoir envie de tout savoir sur la vie de ses ancêtres. Bien que cela ne soit pas toujours possible !

La lecture des registres paroissiaux et d’état civil, ne suffit pas à satisfaire sa soif de connaissance. Pour compléter l’histoire de ses ancêtres, il  se penchera par exemple sur le parcours militaire de ses aïeux.

 Dans les paragraphes ci-dessus, vous découvrirez les trois casquettes que le généalogiste mettra lors d’une étude !

Trois casquettes du généalogiste

L’enquêteur :

La première casquette qu’il porte et sans doute qu’il garde le plus longtemps, est celle de l’enquêteur. Pourquoi ? Eh bien, le plus souvent les recherches commencent en posant des questions à la famille. Les grands-parents, les oncles et les tantes sont souvent enchantés d’avoir de partager leur histoire, en ressortant des albums et autres documents.

Vient ensuite le temps des recherches aux archives, en mairie ou dans d’autres lieux. Pour retrouver un ancêtre, le généalogiste consulte de nombreux documents. Afin d’éviter la dispersion et l’épuisement, Il est souhaitable de bien préparer en s’interrogeant sur l’objectif de ses recherches (quels types de documents? quels époques? quels villages?).

Inévitablement, des impasses, des fausses pistes vont survenir dans le parcours de recherche! Pour en sortir, il émet différentes hypothèses, il échafaude de théories qu’il va ensuite confronter la réalité des documents.

La construction d’arbre généalogique demande un véritable travail d’enquêteur.

L’historien familial :

Au détours d’un document, il arrive que l’on tombe sur une information surprenante. Cette information va titiller la curiosité du chercheur, au point qu’il va vouloir creuser le sujet.

Cela peut être une décoration pour fait d’armes lors d’une bataille, ou une profession atypique, ou encore un aïeul ayant souvent voyager avec sa famille. Il existe autant d’exemple que de familles. Ces faits ont tous un point commun, il donne envie aux généalogistes d’aller plus loin. Pour recueillir les renseignements, il va rencontrer des associations, visiter des expositions, consulter différents ouvrages, aller sur des sites internet.

Une fois le travail de collecte terminé, vient le temps de la compilation des données et de la rédaction du récit de vie. Un vrai travail d’historien familial !

Le traducteur :

Au fil temps la langue Française a évolué.  Sa grammaire, son vocabulaire et sa syntaxe ont subi des modifictions au cours des siècles. C’est le propre de toutes langues vivantes de s’adapter aux besoins des différentes générations. En généalogie on remonte le temps, on déroule la pelote des événements familiaux, on assiste par conséquent à l’évolution de la langue.

Lorsqu’on arrive dans des époques plus lointaines. On constate que  le Français s’est tellement modifié qu’il devient presque une langue étrangère. La première fois que l’on « tombe »sur un texte datant du XVI siècle, la lecture en est difficile.

1618-mariage-Prodhomme Vignais
1618-mariage-Prodhomme Vignais

Voici un acte décès extrait de ma généalogie dans le Maine-et-Loire, comme vous pouvez le voir l’écriture et la syntaxe sont fort différentes du Français moderne.

Le généalogiste doit mettre sa casquette de traducteur afin d’arriver à lire un tel acte décès.

Voilà, vous savez maintenant que le généalogiste est un véritable homme ou femme orchestre !

Voyez-vous d’autres casquettes que le généalogiste pourrait porter ?

Laissez vos commentaires dans la zone ci-dessous !