Le cocher

Le cocher

Mon arrière grand-père Jacques Vincent PROD HOMME a exercé le métier de cocher pendant environ 30 ans. Il travaillait pour le compte des Fitz-James, aussi bien dans le Maine-et-Loire que dans le Gard. Je vous propose ainsi de retracer l’histoire de ce métier.

Origine du métier de cocher

J’ai effectué quelques recherches afin de mieux comprendre son métier. Car pour moi, un cocher était avant tout un conducteur de carrosse, de fiacre ou plus tard d’omnibus.

En effet, le cocher, d’un point de vue étymologique, est celui qui conduit un coche. Le coche étant un charriot couvert dont le corps n’est pas suspendu dans lequel on voyage (Dictionnaire de l’Académie Française 1777).

Dans Le parfait cocher ou l’art d’entretenir et de conduire un équipage en Ville et en Campagne en 1777, l’auteur déplore que de trop nombreux cochers ont une méconnaissance des réactions des chevaux et de leur attelage. Il pense que beaucoup de cochers de son époque ont la main mauvaise avec leurs chevaux.

Car, dans la France du XVIIIe siècle peu de maîtres apprenaient à leurs domestiques à monter à cheval. De plus, les chevaux d’attelage n’étaient pas dressés. Contrairement à l’Allemagne où les cochers étaient de bons cavaliers. De ce fait, les cochers Allemands passaient à l’époque pour être les meilleurs. Les chevaux étaient montés au manège avant d’être attelés. Ils étaient ainsi plus docile à conduire.

Mais nous allons voir qu’au fil du temps, les fonctions du cocher ont évoluées.

Le métier de cocher

Un lien plus fort avec le cheval

Émile Court dans son Nouveau manuel du cocher en 1886 décrit le cocher de son époque : il est plus agile car il doit mener, dresser et monter des chevaux plus vifs. Il a de solides connaissances en soin vétérinaire et il est bon cavalier. Pour lui un cocher peut devenir un bon chef d’écurie.

Les journées des cochers dans les maisons bourgeoises sont longues et bien remplies.

Comme en témoignent les commandements du cocher par Émile Court :

  1. A cinq heures te lèveras, sans murmurer nullement.
  2. A l’écurie tu rentreras, soigner les chevaux proprement.
  3. La cour, les cuivres nettoieras, ensuite très promptement.
  4. Après ce travail tu laveras ta voiture soigneusement.
  5. Sans perdre de temps tu feras tes harnais parfaitement.
  6. Puis à grande eau te laveras, t’habilleras lestement.
  7. A midi tu donneras l’avoine très exactement.
  8. Après, aux ordres tu iras les demander poliment.
  9. L’après-midi attelleras,et conduiras sagement.
  10. Tes repas point n’oublieras, mais en buvant sobrement.
  11. De bonne heure te coucheras, pour dormir paisiblement.

Voilà, ces commandements étaient-ils suivis ? C’est une autre histoire !

La tenue du cocher a elle aussi beaucoup changée entre le XVIIIe et le XIXe siècle. La livrée du cocher de maison bourgeoise a été pendant longtemps richement décorée. Mais au XIXe, elle s’est grandement simplifiée.

J’ai trouvé une vidéo qui illustre bien le métier de cocher dans une maison bourgeoise. Je vous laisse la découvrir :

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